1. Suivons sur la montagne sainte
Notre Sauveur sanglant, défiguré,
Et marchons après lui sans crainte
Sous le poids (bis) de l’arbre sacré.
Sancta Mater, istud agas
Crucifixi fige plagas
Cordi meo valide.
(M’ ap mande ou, Manman ki sen pou grave byen fon anndan
kè mwen tout mak soufrans Pitit ou a yo kloure sou kwa a)
2. Seigneur, malgré votre innocence,
C’est moi, cruel qui vous livre au trépas.
Se peut-il que votre vengeance
De ses traits (bis) ne m’accable pas?
3. Hélas! sous cette croix pesante,
Divin Agneau, vous portez nos péchés.
C’est sur votre chair innocente
Que l’amour (bis) les tient attachés.
4. O Ciel! le Dieu de la nature
Tombe affaibli sous son cruel fardeau,
Et sa perfide créature
Sans pitié (bis)devient son bourreau!
5. Où allez-vous, divine Mère?
Où allez-vous, Marie? Ah! je frémis:
Bientôt sur ce triste Calvaire
Va mourir (bis) votre aimable Fils.
6. Puisque c’est moi qui suis coupable,
Retirez-vous, faible Cyrénéen;
Je veux seul, ô Croix adorable,
Vous porter (bis) mais en vrai chrétien.
7. Seigneur, hélas! qu’est devenue
Votre beauté qui réjouit les saints?
Faibles mortels, à cette vue,
Serez-vous (bis) endurcis et vains?
8. Sous les coups des bourreaux perfides,
Jésus-Christ tombe une seconde fois,
Et ces infâmes déicides
Le voudraient (bis) déjà sur la Croix.
9. Ne pleurez point sur mes souffrances;
Pleurez sur vous, ô filles d’Israël!
Afin que le Dieu des vengeances
Ait pour vous (bis) un coeur paternel.
10. Seigneur, vous tombez de faiblesse:
N’êtes-vous plus le Dieu puissant et fort?
C’est le péché qui vou oppresse
Et conduit (bis) vos pas à la mort.
11. Venez, et déployez vos ailes,
Anges du Ciel, sur votre Créateur:
Voilez ces blessures cruelles,
Et ce corps (bis) navré de douleur.
12. Que faites-vous, peuple barbare?
Vous allez donc consommer vos forfaits?
Ce bois est le lit qu’on prépare
A Jésus (bis) pour tant de bienfaits!
13. Le soleil, à ce crime horrible,
Voile l’éclat de son front radieux,
Et la créature insensible
Ne peut voir (bis) ce spectacle affreux.
14. Le voilà donc, Mère affligée,
Ce tendre Fils, meurtri, sacrifié;
Notre victime est immolée,
Votre amour (bis) est crucifié.
15. Près de cette tombe chérie
Je veux mourir de douleur et d’amour,
Pour y puiser une autre vie,
Et voler (bis) au divin séjour.
16. Seigneur, dans mon âme attendrie,
Gravez les maux qu’on vous a fait souffrir;
Et vous, ô divine Marie,
Hâtez-vous (bis) de nous secourir.