– Mon petit Jean que fais tu là, tu pleures encore?
Mon brave Jean, dis-moi la peine qui te fait tort?
– J’ai dans le coeur, ma mère,
tant de visages délaissés,
Crevés par la misère
Ils n’ont personne à qui aller.
– Mon petit Jean, que fais tu là, tu pleures encore?
Mon brave Jean, dis-moi la peine qui te fait tort?
– J’ai dans le coeur des rêves,
Mais quand j’en parle on en rit.
Ils sont pourtant la sève
qui me travaille au long des nuits.
– Mon petit Jean, que fais tu là tu pleures encore?
Mon brave Jean, dis-moi la peine qui te fait tort?
– Mon coeur a pris les larmes
de ces garçons emprisonnés,
livrés au mur des bagnes
Qu’ont-ils encore à espérer?
– Mon petit Jean, que veux-tu faire contre cela?
Mon brave Jean, pense à tes rêves, rappelle-toi.
– Rien n’est plus sûr ma mère,
Dès aujourd’hui il faut agir.
Ils ont au bout des lèvres
La mort, tel à en frémir.
– Mon petit Jean, va de l’avant et dans la joie
Mon brave Jean, je serai là tout près de toi.
– Mais ma victoire, ma mère,
Je suis encore si démuni,
Pour vaincre la misère,
venue de partout comme un cri.
– Mon petit Jean, tu peux compter sur le Seigneur
Mon brave Jean, n’oublie jamais, tu es serviteur.